Gestion de crise — Alcooclic

La pirouette d’Anheuser-Busch face aux poursuites judiciaires

14 mars 2013 at 10 h 00 min

La tentation de diluer bière ou whisky à l’eau est dans l’air du temps. Après Maker’s Mark qui a fini par faire amende honorable face à la gronde des consommateurs, c’est le groupe Anheuser-Busch qui est sur la corde raide.

Le brasseur est en effet sous le coup d’une plainte collective aux Etats-Unis. Plusieurs de ses marques, parmi lesquelles Budweiser, sont accusées d’abuser de l’eau dans les boissons, faussant ainsi les indications fournies sur le contenu du produit.

Dans un communiqué de presse daté du 27 février, le groupe a formellement et sobrement démenti en quelques lignes. En revanche, il a acheté de l’espace publicitaire dans une dizaine de grands quotidiens nationaux parus le 3 mars tels The New York Times.

Anheuser-Busch se défend des accusations portées à son encontre en valorisant son programme d’aide en faveur des victimes de catastrophe naturelle au côté de la Croix-Rouge américaine. Le groupe fait en effet don à l’ONG de cannettes d’eau potable, suggérant une méprise de la part de ses accusateurs et assurant de la qualité de ses bières.

Cannette d'eau vs bière - Anheuser-Busch

 

Du pouvoir de la contestation online : le cas Maker’s Mark

20 février 2013 at 10 h 16 min

Maker’s Mark est une marque de bourbon américaine, appartenant au groupe Beam, et dont la distillerie est située dans l’Etat du Kentucky.

Dernièrement, comme d’autres marques auparavant, elle a pris la décision de modifier la teneur en alcool d’une des ses boissons, passant de 45° à 42°, un choix devant renforcer et augmenter la courbe de vente et faire face à la demande croissante.

Un changement qui n’a, semble-t-il, pas eu la faveur des consommateurs. En l’espace d’une semaine, nombreuses ont été les réactions sur les réseaux sociaux, contestant cette modification, craignant particulièrement l’impact sur le goût, et demandant un retour à la recette originale.

Dont acte.

Couverture Facebook - Maker's Mark - 19/02/2013

En deux communiqués de presse, la marque a répondu aux internautes.

Le premier devait désamorcer la polémique, en revenant sur les raisons qui ont conduit vers la baisse du degré d’alcool, répondant aux principales questions soulevées par les consommateurs, et assurant que la teneur en alcool ne changera pas le goût. A cet instant, il n’est pas encore question de revenir sur la décision.

En date du 17 février, le second communiqué officialise le retour en arrière de la marque, avec effet immédiat. D’autres solutions seront mises en oeuvre pour augmenter les capacités de production. Maker’s Mark en profite pour remercier et valoriser l’opinion émise par les amateurs de la marque, glissant des excuses officielles au passage.

You spoke. We listened. And we’re sincerely sorry we let you down. […]

Your trust, loyalty and passion are what’s most important. We realize we can’t lose sight of that. Thanks for your honesty and for reminding us what makes Maker’s Mark, and its fans, so special.

A 9h ce matin, le post Facebook reprenant ce dernier communiqué comptabilisait 4 293 commentaires, 8 613 partages et 27 600 likes.

Retour à la case départ donc, avec le coup de projecteur en plus.

Heineken face au bad buzz

24 avril 2012 at 14 h 00 min

Tout va très vite sur internet, et c’est Heineken qui a pu s’en rendre compte à ses dépends ces derniers jours.

A l’origine de ce « bad buzz« , une photo d’un ring de combats de chiens entouré de bannières Heineken (laissant croire que la marque sponsorise l’évènement) posté sur la page Facebook de la marque et qui a déchaîné les passions.

Pétitions, articles de blogs très virulents, page Facebook spammé, appel au boycottHeineken s’est retrouvé dans la tourmente d’un seul coup et a donc du réagir rapidement pour éviter que la situation ne dégénère.

La réponse de la marque n’a pas été longue a arriver (un message a été posté sur la page Facebook le 17 avril, le jour même où la photo a commencé à se répandre).

Après avoir enquêté sur la provenance de cette photo, Heineken a diffusé sa réponse sur les différents supports à sa disposition (communiqué de presse, page Facebook internationale, sites internet locaux…) :

Voilà donc la réponse de la marque :