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La dénomination « Absinthe » à nouveau autorisée

Rédigé par: Raph  /  Categorie: Législation / 22 déc, 2010

Interdite en 1905, la fabrication d’absinthe avait été ré-autorisée en France en 1988, mais les producteurs ne pouvaient utiliser la dénomination « Absinthe » et devaient se contenter de la mention « Boisson spiritueuse aux plantes d’absinthe ».

absinthe

Cette interdiction n’est plus depuis le 15 décembre 2010, pour faire face au projet suisse de mettre la main sur cette dénomination en l’incluant comme « Indication Géographique Protégée« .

Si cette « IGP » était promulguée par l’Union Européenne tout produit dénommé « Absinthe », « Fée verte » ou « la Bleue » distillé ailleurs qu’au Val-de-Travers en Suisse serait interdit de vente et d’importation en Suisse puis en Europe.

La fédération française des spiritueux (FFS) a déposé un recours contre cette demande d’IGP.


Le rosé coupé fait demi-tour !

Rédigé par: Raph  /  Categorie: Législation, Vin / 11 juin, 2009

C’est une bonne nouvelle pour les producteurs français : la législation qui prévoyait d’autoriser les mélanges de vins rouges et vins blanc pour obtenir du rosé a finalement été abandonnée !

On pensait la bataille déjà jouée, une disposition ayant même été proposée pour distinguer les deux types de rosés (coupés ou non) avec la mention « Vin traditionnel« .

verre de vin rose

Mais finalement la ténacité du CIVP (Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence) a payé et la loi chère à Madame Fischer Boel ne passera pas. Les producteurs de rosés peuvent se féliciter de s’être si bien mobilisé et d’avoir réussi à faire plier l’Union Européenne pour la protection du patrimoine viticole français.


L’absinthe en France

Rédigé par: Raph  /  Categorie: Législation, Liqueurs / 07 avr, 2009

Interdit, pas interdit ? Autorisé mais à certaines conditions ? L’absinthe n’est plus la même qu’à l’époque… En Espagne c’est de la « vraie »… On entend tout et son contraire sur l’absinthe et nous allons tenter d’éclaircir la situation sur cette alcool en France.

L’histoire :

Pour commencer il faut rappeler qu’au 19ème siècle, l’absinthe avait la réputation de rendre fou (l’histoire raconte que Van Gogh s’est coupé l’oreille après en avoir bu 3 bouteilles) et beaucoup on invoqué des taux de thuyone mal maitrisés (250mg/l), mais plusieurs études réalisées sur des bouteilles d’époques ont montrées qu’il ne s’agissait que d’un mythe et que les taux de l’époque était dans l’ensemble plutôt bas (moins de 20 mg/L).

Affiche Anti Absinthe

Une autre étude a d’ailleurs démontré que les effets prêtés à la thuyone (hallucinations, convulsions, absinthisme…) n’étaient qu’affabulation et que la raison principale de la nocivité était plutôt … l’alcool (présent à près de 70°).

L’interdiction :

Toujours est il qu’en 1915, la France fait interdire l’absinthe pour lutter contre l’alcoolisme : « Sont interdites la fabrication, la vente en gros et au détail ainsi que la circulation de l’absinthe et des liqueurs similaires visées par l’article 15 de la loi du 30 Janvier 1907 et l’article 17 de la loi du 26 Décembre 1908. »

Le retour :

En 1981, une directive européenne autorise jusqu’à 35mg de thuyone par litre de boisson alcoolisée. La France aménagea cette directive dès 1988 et abrogea la loi de 1915.

En 2001, le décret n° 2001-435 du 21 mai 2001 précise que « les essences d’absinthe et produits assimilés ou susceptibles de les suppléer, peuvent, sous quelque forme que ce soit, être importées, fabriquées, mises en circulation, détenues ou vendues. »

Conclusion :

L’absinthe est donc autorisée en France de la même façon que dans les autres pays d’Europe, mais elle est peut être davantage nourrie de légendes, ce qui explique une popularité encore peu développée.


Le vrai rosé prendra l’appellation « vin traditionnel »

Rédigé par: Raph  /  Categorie: Législation, Vin / 25 mar, 2009

Nous vous en parlions récemment, les mélanges de vin rouge et de vin blanc pour obtenir un vin rosé ont été autorisés à l’échelle européenne.

L’argument principal des défenseurs de cette pratique est que ces mélanges existent déjà en dehors de l’Europe (l’Australie ou l’Afrique du Sud les pratiquent) et que cela permettrait aux viticulteurs européens d’aller conquérir de nouveaux marchés tel que la Chine.

Vin traditionnel

Devant le mécontentement des viticulteurs de rosé (français notamment), la commission a opté pour un étiquetage « Vin traditionnel » sur les rosés obtenus par un processus de macération courte.

Les viticulteurs français demandent en sus que les vins issus de mélanges soient obligés d’afficher l’appellation : « rosé par coupage » afin de bien marquer la différence.


Le rosé bientôt un mélange de rouge et de blanc ?!

Rédigé par: Raph  /  Categorie: Législation, Vin / 12 mar, 2009

C’est en tout ce que sont en train d’étudier les députés de la commission européenne au grand désarroi des viticulteurs français.

Verre de rosé

Pour mémoire le rosé « traditionnel » n’est pas un mélange, mais est réalisé à partir de raisin rouge qui ne macère que quelques heures (une journée au maximum). Dans certains pays (Afrique du Sud et Australie entre autre) pourtant on produit déjà du rosé à partir d’un mélange entre vin blanc et vin rouge.

La décision sera prise le 27 avril de savoir si oui ou non, les mélanges seront autorisés. Pour l’instant nous n’en sommes qu’au stade de la proposition et celle-ci doit encore être soumise à l’avis de l’OMC, mais la mesure fait déjà polémique.

Le marché du rosé est en plein essor passant de 8% à 22% de la consommation de vins en France depuis 15 ans, et une telle décision aurait des conséquences très importantes pour les producteurs, notamment en Provence. Dans le cas d’une autorisation, les viticulteurs français demandent qu’une différence soit précisée sur l’étiquetage.