Union Européenne — Alcooclic

Arrivée sur les marchés d’ArKay

8 novembre 2011 at 11 h 00 min

Après cinq années de recherche, la société ArKay Beverages compte commercialiser dès le 1er décembre prochain une nouvelle boisson.

Son nom ? ArKay. Son originalité ? D’après son producteur, il s’agit de « la première boisson sans alcool au goût d’alcool ».

Le résultat, certifié Halal, est obtenu à partir d’ingrédients et arômes artificiels, listés sur leur site. Par ailleurs, huit recettes de cocktails sont également proposées pour ceux qui veulent se lancer.

La page des pré-commandes, quant à elle, révèle qu’Arkay sera disponible soit en cannette (4 €) soit en bouteille d’un litre (10 €).

Bouteille ArKayCanette ArKay

Une mise sur le marché qui risque de faire quelques remous, en tout cas soulever des questions. En s’apparentant à un whisky sans alcool, Arkay voit déjà s’élever contre son produit la Scotch Whisky Assocation. Cette dernière tient en effet à protéger, en s’appuyant sur la réglementation européenne, l’emploi du terme whisky, son savoir-faire et sa fabrication. Affaire à suivre donc…

 

La dénomination « Absinthe » à nouveau autorisée

22 décembre 2010 at 14 h 00 min

Interdite en 1905, la fabrication d’absinthe avait été ré-autorisée en France en 1988, mais les producteurs ne pouvaient utiliser la dénomination « Absinthe » et devaient se contenter de la mention « Boisson spiritueuse aux plantes d’absinthe ».

absinthe

Cette interdiction n’est plus depuis le 15 décembre 2010, pour faire face au projet suisse de mettre la main sur cette dénomination en l’incluant comme « Indication Géographique Protégée« .

Si cette « IGP » était promulguée par l’Union Européenne tout produit dénommé « Absinthe », « Fée verte » ou « la Bleue » distillé ailleurs qu’au Val-de-Travers en Suisse serait interdit de vente et d’importation en Suisse puis en Europe.

La fédération française des spiritueux (FFS) a déposé un recours contre cette demande d’IGP.

Le rosé coupé fait demi-tour !

11 juin 2009 at 11 h 18 min

C’est une bonne nouvelle pour les producteurs français : la législation qui prévoyait d’autoriser les mélanges de vins rouges et vins blanc pour obtenir du rosé a finalement été abandonnée !

On pensait la bataille déjà jouée, une disposition ayant même été proposée pour distinguer les deux types de rosés (coupés ou non) avec la mention « Vin traditionnel« .

verre de vin rose

Mais finalement la ténacité du CIVP (Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence) a payé et la loi chère à Madame Fischer Boel ne passera pas. Les producteurs de rosés peuvent se féliciter de s’être si bien mobilisé et d’avoir réussi à faire plier l’Union Européenne pour la protection du patrimoine viticole français.

Le vrai rosé prendra l’appellation « vin traditionnel »

25 mars 2009 at 15 h 00 min

Nous vous en parlions récemment, les mélanges de vin rouge et de vin blanc pour obtenir un vin rosé ont été autorisés à l’échelle européenne.

L’argument principal des défenseurs de cette pratique est que ces mélanges existent déjà en dehors de l’Europe (l’Australie ou l’Afrique du Sud les pratiquent) et que cela permettrait aux viticulteurs européens d’aller conquérir de nouveaux marchés tel que la Chine.

Vin traditionnel

Devant le mécontentement des viticulteurs de rosé (français notamment), la commission a opté pour un étiquetage « Vin traditionnel » sur les rosés obtenus par un processus de macération courte.

Les viticulteurs français demandent en sus que les vins issus de mélanges soient obligés d’afficher l’appellation : « rosé par coupage » afin de bien marquer la différence.

Le rosé bientôt un mélange de rouge et de blanc ?!

12 mars 2009 at 16 h 37 min

C’est en tout ce que sont en train d’étudier les députés de la commission européenne au grand désarroi des viticulteurs français.

Verre de rosé

Pour mémoire le rosé « traditionnel » n’est pas un mélange, mais est réalisé à partir de raisin rouge qui ne macère que quelques heures (une journée au maximum). Dans certains pays (Afrique du Sud et Australie entre autre) pourtant on produit déjà du rosé à partir d’un mélange entre vin blanc et vin rouge.

La décision sera prise le 27 avril de savoir si oui ou non, les mélanges seront autorisés. Pour l’instant nous n’en sommes qu’au stade de la proposition et celle-ci doit encore être soumise à l’avis de l’OMC, mais la mesure fait déjà polémique.

Le marché du rosé est en plein essor passant de 8% à 22% de la consommation de vins en France depuis 15 ans, et une telle décision aurait des conséquences très importantes pour les producteurs, notamment en Provence. Dans le cas d’une autorisation, les viticulteurs français demandent qu’une différence soit précisée sur l’étiquetage.